allfeeds.ai

 

la Voix des Mots : écriture, créativité et émotions !  

la Voix des Mots : écriture, créativité et émotions !

Language: fr

Genres: Arts, Books, Health & Fitness, Mental Health

Contact email: Get it

Feed URL: Get it

iTunes ID: Get it

Trailer:


Get all podcast data

Listen Now...

104 - Le cadre de Sonate
Monday, 12 January, 2026

Bonne annĂ©e đŸ„łQu’elle vous soit douce, belle dans la santĂ© et l’amour !Avant de commencer, voici le petit rappel pour aller lire le nouveau chapitre de mon roman Sonate. HĂąte de savoir si tu l’as aimĂ©. Si vous pouvez crĂ©er un compte pour pouvoir voter pour les chapitres, ça m’aide beaucoup Ă  faire connaĂźtre le roman sur la plateforme Ă  plus de personnes. Et dans l’optique de le signer en maison d’édition aussi :)La formation LICARES ouvre Ă  nouveau ses portes. C’est la formation qui m’a permis de terminer et de signer mon roman ComĂšte. Si tu veux en savoir plus et profitez de mon code promo, clique ici. Je t’y explique tout ce qu’il y a Ă  savoir dessus 😉1 - Le cadre de SonateÀ la base, mon roman ComĂšte (disponible en 2026) devait ĂȘtre un one-shot, un seul tome. Quand j’ai dĂ©cidĂ© d’écrire un contemporain, je voulais quelque chose de plus accessible et de “faisable”, parce que quand j’ai commencĂ© la formation LICAR, j’avais plusieurs idĂ©es en tĂȘte, dont certaines avaient dĂ©jĂ  l’air de pouvoir devenir des sagas — et moi, je n’étais pas prĂȘte pour ça. Je voulais juste rĂ©ussir Ă  terminer un roman, pas porter une saga, que ce soit en contemporain ou en afro-solarpunk (puisque j’ai aussi ce projet-lĂ  en tĂȘte).Sauf que quand mes bĂȘta-lecteur·ices ont lu ComĂšte, iels ont ressenti une forme de frustration : certain·es personnages les laissaient sur leur faim, et iels auraient voulu en savoir plus. C’est Ă  ce moment-lĂ  que l’idĂ©e m’est venue d’écrire un prĂ©quel (un tome avant Comet) et un sequel (un tome aprĂšs). Et donc, Sonate, c’est le prĂ©quel. On y suit des personnages prĂ©sents dans Comet, mais je ne dis pas lesquels parce que je ne veux pas spoiler — ni celles et ceux qui n’ont pas encore commencĂ© Sonate, ni ce qu’il se passe dans Comet. Je prĂ©cise juste qu’on retrouve des personnages d’un tome Ă  l’autre.Sonate se dĂ©roule dans un environnement particulier : la classe prĂ©pa. Et si j’ai choisi ce cadre, c’est parce que moi-mĂȘme j’ai fait une prĂ©pa, et j’en garde des souvenirs mitigĂ©s. Je sais que certaines personnes ont vĂ©cu la prĂ©pa de maniĂšre trĂšs positive et en gardent un excellent souvenir, mais moi ce n’est pas le cas. Et je rappelle aussi que, comme beaucoup d’écrivain·es, mes romans s’inspirent en partie de moi, et mes personnages aussi, en partie, de mon vĂ©cu.Pour moi la prĂ©pa n’est pas une Ă©cole.C’est un dispositif.Un point armĂ© du capitalisme. Une machine Ă  fabriquer des soldats du “CApital”. On n’y apprend pas seulement Ă  travailler, on y apprend Ă  encaisser. À se taire. À se dissocier de soi. À faire passer l’épuisement pour une preuve. On y cumule les “-ismes”. Sexisme discret ou frontal, corps triĂ©s, paroles coupĂ©es, lĂ©gitimitĂ©s volĂ©es. Classisme dĂ©guisĂ© en exigence. MisĂ©rabilisme en costume : l’humiliation comme mĂ©thode pĂ©dagogique. Et au-dessus de tout : l’élite. La promesse d’élĂ©vation. Mais l’élĂ©vation n’est pas gratuite : elle demande que tu acceptes la hiĂ©rarchie. Que tu crois que certain·es mĂ©ritent plus.La prĂ©pa fabrique une “voix royale”. Une voix qui juge, qui classe, qui tranche. Une voix qui se croit neutre parce qu’elle est du cĂŽtĂ© du pouvoir. Moi je le dis : ce n’est pas juste dur. C’est politique.Et pourtant, je veux nuancer.Parce que la prĂ©pa, aussi violente soit-elle, a participĂ© Ă  me façonner. Elle a mis en exergue certains aspects de ma personnalitĂ© — Ă  outrance. Elle m’a donnĂ© une endurance. Une capacitĂ© Ă  faire plusieurs choses en mĂȘme temps. Elle m’a appris Ă  dĂ©finir un objectif et Ă  me donner les moyens de l’atteindre. Le paradoxe, c’est que cette institution m’a appris, bien plus tard, Ă  la remettre en question. À comprendre ses mĂ©canismes. À en tirer des avantages. À survivre, puis Ă  m’en affranchir.J’y ai aussi dĂ©veloppĂ© une capacitĂ© d’effacement. Une maniĂšre de me faire petite pour avancer. Et en tant qu’observatrice, j’ai appris Ă  identifier les comportements sociaux : les codes, les rites, les postures. J’ai intĂ©grĂ© des langages qui m’ont permis de “fondre” dans n’importe quel milieu. MĂȘme si, pendant un temps, j’ai cru devoir y adhĂ©rer pour exister.Mais aujourd’hui, l’essentiel est ailleurs : dĂ©placer ces outils. RĂ©orienter cette discipline, cette luciditĂ©, cette puissance de travail, vers quelque chose de plus juste. Plus efficient pour la sociĂ©tĂ©. Vers le vivant. Vers l’idĂ©e de faire corps avec soi-mĂȘme et avec les autres — et pas seulement avec un systĂšme.Et c’est prĂ©cisĂ©ment tout cet esprit-lĂ  — les avantages comme les inconvĂ©nients — qui constitue le cadre de Sonate. Je n’en dis pas plus pour Ă©viter de spoiler, mais je suggĂšre que si on lit Sonate avec tout ça en tĂȘte, on comprend mieux ce que j’ai voulu faire, et pourquoi la prĂ©pa me semblait ĂȘtre le cadre idĂ©al pour l’histoire que j’avais envie de raconter.2 - Comment j’essaie de trouver ma voixOn m’a posĂ© deux questions : comment j’ai rĂ©ussi Ă  trouver ma voix sur Instagram en parlant Ă  la fois de mon Ă©criture et de mes valeurs sans me disperser, et quels conseils je donnerais Ă  une autrice qui a un univers riche mais qui peine Ă  se positionner clairement.DĂ©jĂ , je remercie la personne qui a posĂ© ces questions, et je rappelle que mes DM et ma boĂźte mail Substack sont ouverts si d’autres personnes veulent m’écrire.Ensuite, je le dis franchement : je ne me suis pas “non dispersĂ©e”. Au contraire, je me suis beaucoup dispersĂ©e, surtout au dĂ©but. J’ai voulu aller trop vite, faire trop de choses trop rapidement. J’ai commencĂ© par la poĂ©sie contemporaine en mai 2020, et quand j’ai dĂ©cidĂ© de sortir un recueil en octobre 2020 pour les fĂȘtes de fin d’annĂ©e (donc dĂ©cembre 2020), j’ai fait ce que je dĂ©conseille toujours : j’ai voulu tout faire d’un coup. J’ai créé un site internet, puis j’ai voulu lancer un podcast
 bref, j’ai accumulĂ© des choses qui n’étaient pas indispensables. Et si je me suis dispersĂ©e, c’est aussi parce que je n’avais pas fait assez de recherches en amont, et surtout parce que je ne m’étais pas suffisamment mise en adĂ©quation avec moi-mĂȘme : je ne savais pas encore exactement ce que je voulais faire.Pour moi, pour trouver sa voix sur Insta, quand on veut parler de son Ă©criture et de ses valeurs, il faut essayer, tester. Et mĂȘme aujourd’hui, je suis encore dans cette dynamique-lĂ  : je n’ai pas fini d’essayer. Le “gap” rĂ©cent d’abonnĂ©s s’est fait sur une pĂ©riode courte, mais il faut rappeler que je suis sur Instagram depuis mai 2020. Et pendant longtemps, j’ai stagnĂ© autour des 2000 abonnĂ©s. En plus, pendant le confinement, j’ai eu une pĂ©riode oĂč j’ai fait des choses un peu bizarres : j’ai triĂ© dans mes abonnĂ©s parce que je trouvais certains comptes Ă©tranges, et je crois que j’ai supprimĂ© presque 500 personnes en quelques mois. Donc mĂȘme en imaginant que je ne l’avais pas fait et que je serais montĂ©e Ă  4000, la vraie progression rĂ©cente (sur les trois ou quatre derniers mois) vient surtout d’un choix de positionnement : un choix nourri par des annĂ©es de recherche, mais aussi par mon Ă©volution personnelle.Cette Ă©volution, elle est liĂ©e aussi Ă  la thĂ©rapie, parce que ces sujets, je les avais dĂ©jĂ  en tĂȘte, mais je n’osais pas les incarner. Je n’osais pas en parler, parce que je ne me sentais pas lĂ©gitime : je pensais ne pas avoir les codes, et mĂȘme si j’avais beaucoup lu, j’avais l’impression de ne pas ĂȘtre capable de reformuler ça de maniĂšre intĂ©ressante.Donc j’ai cherchĂ© ce qui me correspondait le mieux, et j’ai compris que ce qui comptait pour moi aujourd’hui en tant qu’autrice, ce n’était pas juste “faire des ventes”, mais surtout faire en sorte que mon livre puisse toucher le plus grand nombre — c’est-Ă -dire ĂȘtre accessible et visible pour le plus grand nombre. Et lĂ , je fais le lien avec ma rĂ©alitĂ© : je suis une femme noire en France, et concrĂštement, ça veut dire que mes livres ne sont pas visibles comme ils devraient l’ĂȘtre, parce que le systĂšme est traversĂ© par le racisme systĂ©mique. J’ai constatĂ© que les livres Ă©crits par des femmes noires en France sont rarement visibles, sauf dans certains cas : quand il s’agit d’essais, ou quand il y a eu des prix. Sur les sujets racisme/esclavage, oui, il y a beaucoup de visibilitĂ©. Mais dĂšs qu’on sort de ces thĂšmes, dĂšs qu’on est dans des rĂ©cits qui parlent de vĂ©cus, de difficultĂ©s, d’expĂ©riences humaines universelles — mais racontĂ©es Ă  travers des personnages noirs — lĂ , ça devient beaucoup plus rare et beaucoup moins mis en avant.Et mĂȘme si je ne veux pas rĂ©duire un personnage noir Ă  sa couleur de peau, je pars aussi de l’idĂ©e qu’on ne peut pas faire comme si ça n’avait aucune importance : il y a forcĂ©ment une couche, un prisme liĂ© au fait d’ĂȘtre noir, sans que ce soit le cƓur du rĂ©cit, mais ça transforme le regard. Et moi, ce sont ces rĂ©cits-lĂ  que je ne trouvais pas assez. C’est d’ailleurs aussi ça qui m’a poussĂ©e ces derniers mois Ă  me diriger vers ce positionnement : chercher des moyens de changer ça, au moins pour permettre Ă  mes livres d’ĂȘtre visibles. Qu’ils se vendent ou non, c’est autre chose, mais s’ils sont invisibles, c’est dĂ©jĂ  foutu.Je rĂ©explique aussi que mon rapport Ă  Instagram a changĂ© : au dĂ©part, quand je suis revenue Ă  l’écriture, mon objectif ce n’était pas la visibilitĂ©. Mon objectif, c’était d’abord de savoir si j’étais de nouveau capable d’écrire, aprĂšs avoir arrĂȘtĂ© pendant des annĂ©es Ă  cause de remarques pas trĂšs sympas. Ensuite, l’objectif est devenu de revenir au plaisir, Ă  la connexion entre l’écriture et mes Ă©motions. Et pendant longtemps, c’est restĂ© ça. Puis c’est devenu aussi l’envie d’aider d’autres personnes Ă  se connecter Ă  leurs Ă©motions Ă  travers la poĂ©sie.Donc ce que je dis au fond, c’est que mon Ă©volution s’est faite au rythme de mes besoins et de mon rapport Ă  l’écriture. J’ai mis du temps Ă  identifier tout ça, et je pense que je vais encore changer. Mais Ă  mon sens, ce qui est important, c’est : se lancer, tester, essayer encore et encore, se remettre en question, et accepter que c’est long, parfois compliquĂ©, difficile, et surtout que ça ne sera jamais figĂ©. Et c’est ok : ce n’est pas grave d’ĂȘtre dispersĂ©e, ce n’est pas grave de tester.Ce qui m’a aidĂ©e, moi, mĂȘme si je ne suis pas sĂ»re d’avoir complĂštement trouvĂ© ma voie, c’est d’avoir un objectif global. Parce que quand on dĂ©finit un objectif, puis qu’on le dĂ©cline en sous-actions et sous-tĂąches, ça cadre. Et si je me suis dispersĂ©e pendant mes premiĂšres annĂ©es sur Instagram, c’est parce que mes objectifs n’étaient pas clairs. Aujourd’hui, comme mon objectif est prĂ©cis — rendre mon livre visible au plus grand nombre — ça m’aide Ă  recentrer mon message, mon discours, et les sujets que j’ai envie de partager et sur lesquels j’ai envie de sensibiliser.J’espĂšre avoir rĂ©pondu, et si ce n’est pas assez clair, la personne Ă  l’origine de ces questions peut revenir vers moi et je dĂ©taillerai davantage :)Prenez soin de vous et de vos Ă©motions,Mahuna 💛 This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit mahunapoesie.substack.com

 

We also recommend:


That Sober Guy Podcast
Shane Ramer

Grow Through Flow
Mariel Lantero

Self Love Empowerment
Kayla Lippens

Good Enough Living
Dr. John L. Cox

Heal Groups - Helping Ease Anxious Lives
Andre Sakr

BURNOUT NATURE

Real Talk
Nadine Ramos

Nidhi Sikhwal
Nidhi Sikhwal

Corona In Indonesia
Kanaya Cleonima

Unstuck: Remove the Blocks & Become Unstoppable
Lisa Jill Rooney

Wavelength Community Radio
Wavelength Media

Pense mais
Emmanuelle Vasconcelos Siqueira Gaspar