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L'écriture chinoise
Thursday, 8 March, 2012
Les plus anciens vestiges de l'écriture chinoise (on les date à partir du XIVe siècle avant notre ère) témoignent de la relation originelle entre la divination et l'écriture : le devin apposait des tisons incandescents sur la face interne d'un plastron de tortue, puis interprétait les craquelures produites par la chaleur sur la face externe ; il consignait ensuite le résultat de sa divination sur la carapace, à proximité des craquelures. Il utilisait pour cela un système pictographique cohérent, même si les graphies n'en étaient pas encore stabilisées. À partir du XIIe siècle avant notre ère, des inscriptions fondues dans le bronze des vases rituels permettent de suivre l'évolution de l'écriture. À la fin du IIIe siècle avant notre ère, l'empereur Qin Shihuang (221-210), dans sa volonté d'unification de la Chine, demande à son ministre Li Si de mettre un terme à la prolifération anarchique des caractères. Li Si établit une liste de 3 000 caractères dont il fixe la forme. Le nombre de caractères toutefois ne va cesser d'augmenter, il dépasse aujourd'hui 50 000 signes, dont 3 à 6 000 d'usage courant ; cette tendance à la prolifération, répondant à un enrichissement permanent du lexique, est rendue possible par la nature même des caractères. Elle explique la grande pérennité de cette écriture. C'est l'écriture qui confère sa permanence à la civilisation chinoise, c'est elle qui assure durant plus de trois millénaires l'unité d'un territoire aussi vaste qu'un continent. C'est elle qui permet la transmission de génération en génération des trésors du savoir et de la pensée et garde vivante l'empreinte des gestes des ancêtres.




